boltanski

Du plomb dans la nuque

arrêt des machines, l'image bute sur la tour du Landsberg, je bée, je bague, je baguenaude, les fusils se ramassent à la pelle

c'est la fin, mon amour

à terre, fils de chien, à terre, tu renifles l'étreinte des carrefours démontés

arrête les machines, la m la m la mo la montagne de m de morts qui se rouissent le cul sous la chatte du Parthénon

dans cette tour s'arrêtent toutes les évasions, j'ai pris pour femme le famine,

oui on s'amuse beaucoup à domestiquer la main puis le bras, domestiquer l'épaule puis la nuque, domestiquer le pied puis le genou domestiquer l'oeil aaaaaarrrrhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

domestiquer l'ouïe, domestiquer le pas, domestiquer les claps, les claps-claps avant toute représentation ! Domestiquer le bastingage

d'abord l'annulaire, chien !

Un rôti de gencives déshydratées se propagent au coeur des en-bas, des en-bas c'est çà, des ambassades. Nupe, nu-pieds, on est là pour s'émietter. Es-tu là pour domestiquer ta miette! Une miette de cent joules, 10 méga-joules par jour. Ahh! Tu es folmidable prépuce hexagonal!

Tire ta fosse pour ta belle petite famille, je crois que seuls les chiens errants rient du t du temps, le tendon est arraché, l'homme ne peut plus marcher sans t, sans tuer, sans tuer, sans tuer

arrêt des machines!

arrêt des machines!

On devrait être les plus forts, nous les plus oubliés, nous les plus décharnés!

Ortho, tout ressemble mmh, mmmmh, à l'orthogonie depuis des millénaires mon frère!ortho, orthèse, orthogénèse de la voyelle dans nos boubououches sinoples.

Mon amour, ma tête me fait mal

la pantomime du réel au bout de la langue b b b b ba battu t t t tu tu ne vois pas ?

Tu ne vois pas? Le signe des crevures industrielles, Planchemolle nous sommes une véritable armée de francs-tireurs, mi amor, quand je regarde les fleurs de nos jardins, coursive la hâche pour tordre les cloisons

mi amor, d'où me vient cet ennui?

Et si nous avions enfin faim de résurgences, de caves qui se libèrent de leurs tomaisons inutiles. Il existe des machines doxiphores, des engins qui nous font croire que tout se croise, que tous se croisent dans un coin sacré. En fait on passe sa vie à éternuer ou à rouler des r, à qui mieux-mieux dans la farine.

Stop, leur viscère sont pourris!

La couronne doit s'arrêter

tout doit s'arrêter

tout doit s'arrêter

doigts aux pages, éructons le feu-follet en famille!

Toi qui as la bouche arrachée, Don Juan philoxérique, tu cours encore! Plus pour longtemps, des précipautés de fatigue.

Allez b allez... bbb mais bats-toi, infidèle mmm mais bats-toi! bats-toi!!enclosure du printemps bats-toi, toi qui as la bouche arrachée et la main sur l'emplacement du coeur! Les râts, les racines sautent le bleu du ciel et s'accouplent aux noires des répétitions.Je suis dans mon lit dans cette chambre obscure.nous avons souffert des marches forcées.

Ttt ttu ne vois pas toutes ces tombes qui se referment, j'ai le frisson des chants espagnols.Never more, nous ressassent ces millions d'oiseaux noirs.

Y'en atrop qui se peignent le barreau,y'en a trop qui se plaignent tôt au barreau.L'hiver me saigne de toutes ces démangeaisons inutiles.